Le président de ce groupe mutualiste, Jean-Claude Says, aussi PDG de Covéa, n'a pas le même point de vue que son confrère Azéma de Groupama...
Pour lui les mutuelles existent et prospèrent grâce à des activités socialement utiles...
Plus de services...
Comme un peu partout il est question de "taille critique"...
Pour lui, il n'est pas nécessaire d'entrer en Bourse pour y arriver...
Des rapprochements, des fusions sont possibles...
Et faire cohabiter sociétaires et actionnaires ne lui semble pas un problème.
Entrer en cotation, c'est entrer dans la démutualisation.
Ceci n'est nécessaire que pour éviter la faillite et préserver des emplois.
Contrairement à Groupama, en matière d'assurance, il ne voit pas d'intérêt à s'implanter à l'étranger...
La prudence doit prévaloir sur l'ambition pour préserver les sociétaires.
Actuellement, le marché domestique européen n'est pas mûr pour ce type de développement...
Et si on se réfère à Jean Azéma, Says est archaïque car il pense que par principe, une mutuelle doit reverser une partie du bénéfice à ses sociétaires sous forme de ristourne ou de réduction tarifaire...
Assurément plus mutualiste que le géant vert qui surfe sur la vague capitaliste... |